Podcast killed the Radio

Alors que la radio FM est en pleine mutation du fait de l’arrivée de la RNT (radio numérique terrestre) qui remplacera notre bonne vieille radio analogique, on peut se demander quel est l’avenir de la radio…

Ne parlons pas du boom des podcasts natifs grâce au streaming sur nos ordis, aux applis smartphones et autres amis intelligents qui réinventent le paysage sonore et médiatique de l’information audio. De nouvelles manières de consommer et d’écouter la musique émergent, les émissions et les formats changent. Les pratiques d’écoute aussi… Internet a complètement bouleversé les manières d’utiliser la radio.

C’est pourquoi, après plusieurs années en radio associative, je me lance dans le podcast indépendant.

Pourquoi ? Parce que le podcast n’a jamais été aussi adéquat à nos manières de vivre et de consommer ! Il est LA trace sonore que l’auditeur peut garder pour écouter plus tard : le lendemain voire dans deux ans quand ça lui chantera au volant ou en buvant.

Il y a très peu de gens qui écoutent la radio en direct. Nos vies surchargées, nos FOMO font qu’aujourd’hui plus personne ne peut écouter son émission préférée au moment précis de sa diffusion. Les médias l’ont bien compris! Avec le podcast ou les replays pour les chaîne tv, fini les contraintes horaires qui vous font manquer un programme. De plus, sans podcast en rediffusion ni textes ni photos, pas moyen de promouvoir son émission nulle part.

Une étude Médiamétrie sur les pratiques d’écoute a montré que « les podcasts connaissent un succès croissant : chaque mois, les podcasteurs téléchargent en moyenne 16,9 podcasts et en écoutent 13,7, soit un taux de conversion élevé de 81%. » déclare Laure Osmanian Molinero consultante en industrie des médias. * France Inter l’a bien compris puisqu’elle est la première radio à se placer dans cette reconversion numérique.

Alors, si personne n’écoute plus sa radio via son poste auto ou sa chaîne hi-fi, à quoi bon continuer de diffuser en FM ? Si chacun choisit ses programmes à la cartes pour écouter où bon lui semble et quand ça lui chante, faut-il continuer à diffuser sur les ondes ? Si le podcast s’affranchit des contraintes de formats et des lourds dispositifs onéreux, pourquoi continuer de faire de la radio ? Le podcast permet encore plus de démocratiser la parole en offrant une multitude de diversité de voix, de sujets et de thèmes passionnants : du généraliste à la niche, du professionnel à l’amateur, du payant au gratuit… De nouveaux acteurs culturels et économiques émergent et modèlent petit à petit le podcast, qui se doit d’être plus créatif.

Mais pas de panique, ce n’est pas pour autant que la radio va disparaître ! Nous revivons en ce moment les mêmes choses que le 9 novembre 1981 où Mitterand mettait fin au monopôle de la sainte radio et télévision de l’Etat : le mouvement des radios libres et pirates s’emparaient des sujets de société et libérait les ondes. C’est une effervescence qui a permis à de nombreux programmes d’émerger sur internet sans pour autant détrôner Radio France, la première chaîne radio de France. Et heureusement !

Alors même si mon coeur reste fidèle aux tendres jingles de la radio, à la musique indé en aléatoire et aux charmes des émissions en direct, voilà les raisons pour lesquels je navigue sur les internets pour explorer de nouvelles vagues avec les podcasts. Allons-y, n’ayons pas peur, libérons les podcasts ! PIRATE !

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